• A l’Agora du Cinéma Coréen pour My Friend and his Wife de Shin Dong-il

    De retour à l’Omnia ce vendredi à treize heures quarante-cinq pour y voir My Friend and his Wife de Shin Dong-il, je suis déçu de n’y trouver aucun(e) des organisatrices et organisateurs de l’Agora du Cinéma Coréen.

    Cette année où l’Omnia, à son grand contentement, a récupéré cette manifestation, ce sont les guichetières de ce cinéma qui vendent les tickets, finie la caisse foutraque des années précédentes, tenue par un(e) étudiant(e) ayant oublié les tickets ou la monnaie. Je le regrette beaucoup. De même qu’il n’y ait personne dans la salle pour dire deux ou trois mots maladroits avant la projection. L’Agora est déserte. C’est tout comme si je venais voir un film de la programmation habituelle de l’Omnia, chose que je n’ai jamais envie de faire.

    C’est encore dans la salle Six, la plus petite et la plus oppressante. Nous sommes dix-sept quand le film commence. Que des solitaires, ce qui me donne le blouze. Deux ou trois arrivent encore, dérangeant tout le monde.

    My Friend and his Wife ne m’intéresse pas. C’est un film pour se distraire, pas pour réfléchir. Je reste quand même jusqu’à la fin. Près de deux heures dans le noir à m’emmerder, c’est comme si j’avais testé ma vie dans mon tombeau après ma mort.

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    Dans ce film, le bébé tué accidentellement par l’ami du couple était un vrai bébé quand il braillait. Mort, c’est une poupée. Je sais bien qu’on n’a pas le droit de tuer un bébé, même pour un film, mais il doit y avoir des trucages efficaces. Visiblement, ils n’avaient pas encore atteint la Corée en deux mille six.

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    Et l'Agora demeura vide, comme une plage après la marée. (Pierre Louÿs)

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