• A la braderie culturelle de Mont-Saint-Aignan

                Samedi, après un passage le matin au vide grenier de Oissel où je ne vois rien d’autre à vendre que ce qui l’était déjà au même endroit l’année dernière, moins les cerises dont pas la queue d’une, la faute au temps pourri sans doute, je prends un Té Un qui m’emmène place Colbert à Monsainte (comme on dit) où se tient cet après-midi pour la troisième année une braderie culturelle dont je n’avais encore jamais entendu parler, comment se fait-il, organisée par l’Ecole d’Improvisation Jazz Christian Garros.

                Une quinzaine d’exposant(e)s sont aligné(e)s sous les arbres en haut du parquigne. Elles et eux vendent ce qui est autorisé par le règlement : son, musique, multimédia, livre, photo, image, peinture. Quelques un(e)s tentent de fourguer leurs propres tableaux croûteux et leurs propres livres édités à compte d’auteur et seront déçu(e)s.

                Je cherche attentivement de quoi me plaire. La culture a le dos large si j’en juge par la qualité des livres mis en vente. Néanmoins, je trouve pour cinquante centimes un exemplaire un peu abîmé du huitième volume de la Bibliothèque Internationale d’Erotologie publié en mil neuf cent soixante-deux par Jean-Jacques Pauvert. Ce volume est titré Le Vampire. Il est dû à Ornella Volta, qui  aujourd’hui s’intéresse surtout à Erik Satie, et richement illustré.

                J’en montre quelques plaisantes images le soir venu à celle qui de New York me raconte son excursion de la veille à Boston et Harvard, villes atteintes après un voyage en bus chinois conduit à toute vapeur.

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