• A la Halle aux Toiles pour la vente de livres rouennaise d’Amnesty International

    Samedi dès neuf heures moins le quart, je suis dans la file de celles et ceux qui attendent l’ouverture de la Halle aux Toiles où se tient la vente annuelle de livres d’occasion au profit d’Amnesty International et dès le feu vert donné par une femme à chasuble jaune, j’essaie d’être aux bons endroits avant la concurrence.

    Rien d’extraordinaire dans mes achats mais mon sac est quand même bien empli quand je quitte les lieux. Voulant couper par l’intérieur de la Cathédrale où les pierres ne chutent plus, je me heurte à une messe. Un orchestre est en chaire chantant la gloire de Dieu à l’électricité, comme chez les protestant(e)s. Je fais donc le tour du bâtiment, bénéficiant d’un autre genre de chanson. L’un des Brassens de rue, pas vu depuis longtemps, un colosse qui chante a capella, est à la manœuvre rue Saint-Romain, évoquant ses amours d’antan.

    L’après-midi, par l’intérieur, je fais le chemin inverse avec un sac également empli. Je fais don de son contenu à l’association, des classiques en édition de poche dont ne veulent pas les bouquinistes parce qu’ils les ont déjà.

    *

    Nouvelle apprise à mon retour de Basse-Normandie : jeudi dernier, un jeune Kosovar demandeur d’asile convoqué à la Préfecture de Rouen a été arrêté sur place par la Police. C’est une première. Du temps des Ministres de l’Intérieur de Sarkozy, ce genre d’arrestation déloyale était prohibé. Avec Valls, maintenant, c’est le changement.

    Ce jeune Kosovar est passé le lendemain par la case Tribunal Administratif. Celui-ci l’a maintenu en rétention à Oissel.

    *

    Pas revu Valérie Rouzeau, ce samedi après-midi au Café Perdu où elle était présente pour le ouiquennede poésie du quartier Damiette. De sa soirée au Trianon Transatlantique devant presque personne, je fis un texte que refusa de publier Décharge pour ne pas lui faire de la peine, ce qu’osa Diérèse.

    *

    Pas marché avec les Salopes contre les agressions sexuelles ce même samedi après-midi, bien que je sois en accord avec leur manifestation. Un de leurs slogans que j’aime particulièrement : « Oui, je suis une salope mais pas la tienne ».

    Partager via Gmail Yahoo!