• A la soirée de présentation du programme du Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie Théâtre des Deux Rives Direction Elizabeth Macocco

    Je suis dans ma maison et j’attends que la pluie cesse. Elle finit par céder ce jeudi où c’est la soirée de présentation de programme au Centre Dramatique Régional de Haute-Normandie Théâtre des Deux Rives Direction Elizabeth Macocco (la dame veut son nom en première page du programme ainsi que sur les affiches). Sans me mouiller, je monte la rue Louis-Ricard et arrive parmi les premiers, rejoint par un nombre honnête d’amateurs de théâtre à mon image : que des vieilles et des vieux (on pourrait se croire à l’assemblée générale du Club des Aînés).

    Quand vient l’autorisation de pénétrer dans la salle, je m’installe à ma place favorite, guère occupée par mes fesses ces dernières années. Il en sera de même cette saison, la programmation ne m’enchante pas.

    Une saison qui est celle du départ d’Elizabeth Macocco, arrivée avec la promesse municipale de lui offrir un Grand Théâtre, non tenue. Il y aura bien un Centre Dramatique National mais, de même que la Médiathèque de Rouen a été sabrée par les Socialistes locaux au profit d’un réseau de petites bibliothèques, ce sera un réseau de petits théâtres (Les Deux Rives, La Foudre, Le Centre Marc-Sangnier). David Bobée fera le Directeur.

    Des tapis sur le sol, deux fauteuils rouges, un piano dans un coin, Elizabeth Macocco (lunettes sur la tête) et Catherine Dewitt (lunettes sur le nez) énoncent sans tonus le programme de la saison. Un pianiste (lunettes rouges) offre quelques intermèdes. D’autres sont le fait de jeunes comédien(ne)s, ici appelé(e)s Les Compagnons, des stagiaires (sans lunettes). Elles et eux viennent faire ouap dou ouap de temps à autre, histoire de vérifier qu’on n’est pas complètement morts.

    A l’issue, le rideau s’ouvre sur la table du buffet, duquel je ne m’approche pas, au risque de ruiner ma réputation, aucune envie de parler à qui que ce soit, ne fut-ce que pour dire bonsoir.

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    Un truc pour augmenter l’épaisseur de l’offre culturelle : le co-accueil, et hop le même spectacle dans le programme de deux salles différentes.

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    Amusé de voir là les deux filles de La Foudre et du Centre Marc-Sangnier, jamais présentes les années précédentes, obligées cette année pour cause de mise en réseau, pas l’air de s’amuser non plus.

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