• Au vide grenier de La Mailleraye-sur-Seine

    Difficile de croire, ce dimanche matin, à l’heure où nous roulons vers La Mailleraye-sur-Seine, qu’il doit faire beau et même chaud pour la première fois de l’année. Le ciel est gris, à peine une lueur à l’horizon côté est. Nous traversons Duclair avec une pensée pour l’éleveur de notre canard pressé d’hier soir, passons à hauteur de Jumièges. Un peu plus loin, nous tournons à gauche pour prendre le bac, mais de bac point, un cordon barre la route. En pestant, je fais demi-tour et rebrousse jusqu’à trouver le bac d’Heurteauville, présent lui.

    Après une paisible traversée, une route rurale nous conduit jusqu’au village. Je me gare à l’entrée. Le vide grenier se tient dans la rue principale et au bord de la Seine. Nous le parcourons sous les nuages et sans rien trouver de ce qu’on cherche.

    Nous repartons par une petite route qui longe la Seine sur laquelle circulent d’impressionnants bateaux et arrivons au bac d’Heurteauville pour apprendre que celui-ci est en pause jusqu’à dix heures. En attendant, près d’un café hélas fermé, nous tentons une balade à pied le long du fleuve, sous un soleil naissant, mais le vent frais nous ramène à l’abri de la voiture. Enfin le bac démarre de l’autre rive, chargé de voitures et d’un groupe de retraité(e)s, marcheuses et marcheurs à bâtons, trois quart de femmes, un quart d’hommes.

    La Seine une nouvelle fois traversée, je tourne en direction de Rouen. Il fait beau maintenant mais hélas point de café avec une belle terrasse pour nous suggérer un arrêt.

    C’est au jardin que nous prenons l’apéritif puis déjeunons. Le soleil de plus en plus ardent nous oblige à décoller le banc du mur, à le poser sur la pelouse qui se remet comme elle peut des récents travaux. Ceux-ci n’ont pas plus donné satisfaction aux copropriétaires qu’à moi-même (le retour des ouvriers est prévu, entends-je d’une voisine).

    Par un aussi beau dimanche, alors que certaines passent l’aspirateur dans leurs logements, nous jugeons que le mieux est de rester à l’extérieur et glandons toute l’après-midi sur le banc. A un moment, elle dessine un faux portrait de moi-même sur la quatrième de couverture d’Amoralités familières de Maurice Chapelain, livre que j’ai acheté chez Mona Lisait, afin de cacher la déchirure créée par l’enlèvement de l’étiquette du prix.

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    Une bonne nouvelle ce lundi : Kyaram Usoyan, l’Arménien yéside enfermé depuis des semaines au Centre de Rétention de Oissel, que la Police avait tenté d’expulser pieds et poings liés, a été libéré. Le rassemblement devant l’école Pouchet n’a donc pas été inutile et Lida doit être contente : son papa est sorti de prison.

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    Rien appris sur la collection de tableaux de Fabius. Dans sa déclaration de patrimoine, il préfère parler de la voiture qu’il n’a pas. Il possède en revanche plusieurs niches (fiscales). Ne pas compter sur la presse locale pour enquêter.

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    Mardi : retour de la pluie. C’est au Socrate que je prends un café verre d’eau en début d’après-midi. Assis à deux tables de celle de l’interviou, j’ai en avant-première l’article du lendemain de Grand Rouen : Hélios Azoulay, compositeur de musique incidentale (texte : Zoé Lauwereys, photos : Guillaume Painchault).

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    De plus en plus inquiétantes, les manifestions des anti mariage gay. Pas de doute, ces  nauséabonds ont un papa et une maman. Leur maman s’appelle Frigide et leur papa Adolf.

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    Rouen ce jeudi matin : la vitre de la porte du sauna Le Huit cassée (place Saint-Amand). Je ne sais si c’est en rapport avec l’homophobie renaissante.

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