• Aux vide greniers d’Alizay et de Val-de-Reuil

    Ce samedi chaud, des voisins, tous propriétaires, passent la soirée autour d’une table dans le jardin, mangeant buvant et parlant fort. Rassemblés par le hasard de la proximité, ils n’ont pas de véritable conversation. Leurs échanges consistent en une suite ininterrompue de plaisanteries, source de rires bruyants vite énervants, qui m’obligent à aller dormir dans la petite chambre. Je dois me lever tôt.

    Et je le fais, surpris de découvrir un ciel plombé et l’orage menaçant les vides greniers du samedi. Néanmoins, je prends la route d’Alizay, bourgade dont le Maire communiste offre chaque année à ses administrés un concert à la guimauve qui donne une idée de l’image qu’il se fait d’eux (cette année ce sera François Valéry). Je me gare au lieu-dit Les Diguets, passe sous la voie de chemin de fer et fais le tour des exposants installés (un sur deux) sans rien acheter.

    Craignant l’arrivée de la pluie, je file à Val-de-Reuil, ville qui m’est devenue moins sympathique depuis que ses habitant(e)s, après avoir voté massivement pour les deux listes de gauche aux municipales, ont mis en tête aux européennes la fille Le Pen. Innovation bienvenue, le vide grenier se tient cette année dans deux larges rues perpendiculaires proches de celle où j’ai habité durant pas mal d’années. Ici, le déballage est totalement installé et j’y trouve les ramettes de papier que je cherchais depuis un moment ainsi qu’un téléphone à fil.

    J’ai bien fait de ne pas traîner, les premières gouttes tombent sur mon pare-brise à l’entrée de Rouen.

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    Elle enterre sa vie de jeune fille déguisée en lapine, ce qui promet pour la suite.

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    « Goûte la baguette, elle est du meilleur ouvrier de France, oui, tu vas voir, elle est à mourir et encore, c’est la baguette normale. » (une qui a besoin de savoir que c’est bon pour trouver ça bon).

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