• Bois-Guillaume et son vide grenier ruiné par la pluie

                Suite à un premier vide grenier samedi à Pont-de-l’Arche où je n’ai trouvé pour me plaire que trois pots de confiture (fraise, framboise, abricot), je tente dimanche aux aurores celui de Bois-Guillaume après avoir garé ma voiture devant la Mairie derrière la banderole « Non à la Prison » que l’on doit comprendre comme une invitation à aller construire ça ailleurs. Le ciel est gris menaçant.

                J’ai le temps de faire le tour des premiers installés avant que tombent les premières gouttes et que cela tourne à l’averse drue. Les acheteurs courent s’abriter sous les arbres. Les vendeurs se réfugient dans leurs voitures, comptant sur les bâches et les tonnelles pour préserver leurs marchandises. Malgré mon parapluie, je suis bientôt trempé. Considérant le ciel bouché, je décide de rentrer.

               Cette décision est la bonne, la pluie ne cesse de la journée. J’ai une pensée pour celles et ceux que j’imagine remballer une marchandise dégradée à Bois-Guillaume et à Rouen, quartier Saint-Julien, où je n’aurai même pas pu mettre le pied et où l’on regrettera d’avoir choisi cette année le même dimanche que les Bois-Guillaumais pour organiser sa manifestation.

              Après le printemps pourri, c’est un début d’été pourri, à croire que le changement climatique annoncé a effectivement commencé, qui doit donner des étés chauds et secs dans le Sud de la France et des étés froids et pluvieux en Normandie.

                J’occupe ce long dimanche à ranger mes livres, ceux à vendre (les plus nombreux), ceux à garder.

    *

              Suppose que tu vives à Paris, comment sais-tu que l’on a acheté une nouvelle rame de métro ? Eh bien, tu le découvres le jour où elle est mise en circulation et où elle t’emmène là où tu vas.

                Suppose que tu vives à Rouen, c'est-à-dire en province, et qu’il se passe la même chose. Pendant des semaines les politiciens et les journalistes à leur service te bassinent avec ça : mise en scène de l’arrivée de la rame, visite de ladite à l’arrêt par les quidams, distribution aux mêmes de tickets gratuits.

    *

                Il arrive que je me trompe. Je voyais Sarkozy émigrer aux États-Unis pour y faire fortune (et se tenir à distance des juges). Le voilà pointant au Conseil Constitutionnel, la maison de retraite des Présidents de la République (tellement vertueux que les juges doivent en être impressionnés).

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