• Clear Tears/Troubled Waters par la Compagnie Thor à l’Opéra de Rouen

    Une énorme averse, ce mardi soir, m’oblige à choisir le parapluie grand format plutôt que l’américain à baleines renforcées pour rejoindre l’Opéra. J’y arrive presque sec. Une place m’attend dans la loge Sept où ne me tiennent compagnie que deux femmes quinquagénaires. C’est danse et salle partiellement occupée.

    La Compagnie Thor, venue de Bruxelles, est à Rouen pour montrer Clear Tears/Troubled Waters, une chorégraphie de son fondateur Thierry Smits. Je lis qu’il s’agit d’évoquer « la situation de crise que vit l’Occident, qui se traduit par une atmosphère inquiète, où « la fin du bien-être » semble inéluctable, où la peur du futur –social, écologique, économique– domine, et où le cynisme des puissants bafoue toute notion d’éthique. » et précisément « le regret anticipé de ce qui est en train de disparaître. »

    Je dois dire que si je n’avais pas lu ça, je ne l’aurais pas deviné au vu des évolutions des trois danseuses et quatre danseurs vêtus de noir et de bleu nuit qui caracolent ou suffoquent entre sept colonnes lumineuses. Ces colonnes au fil du temps prennent une position inclinée puis horizontale tels des néons géants éclairant depuis les cintres le plateau nu. Côté cour se tiennent trois musiciens, Maxime Bodson, Steven Brown et Blaine Reininger qui jouent en direct la musique qu’ils ont composée pour ce spectacle d’une heure cinq sans entracte dont je ne puis dire, à la fin, qu’il m’a déplu ni qu’il m’a vraiment plu.

    Cela paraît aussi être le cas pour l’ensemble du public. Les artistes rejoints par le chorégraphe ne sont rappelés qu’une fois mais comme ils reviennent une seconde alors que spectatrices et spectateurs sont en train de se lever pour sortir, ils ont droit à de nouveaux applaudissements, volés.

    C’est le parapluie fermé que je rentre à la maison.

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    Communiqué officiel de l’Opéra de Rouen : « L'Opéra de Rouen et La Crea Handball sont heureux de vous annoncer leur nouvelle collaboration. Que ce soit au Kindarena ou au théâtre des Arts, la passion est commune aux 2 structures. Grâce au clip réalisé par Staff Vidéo, Jenny Daviet, chanteuse de la Compagnie de l'Opéra et le handballeur Yannis Mancelle, capitaine de l'équipe, montrent comment la tension monte, que ce soit avant un spectacle ou avant un match, pour à chaque fois le même plaisir celui de se retrouver sur scène ou sur un terrain et de faire partager des émotions. Le clip sera diffusé au Kindarena durant les match (sic) de handball.

     A venir : des billets couplés opéra et handball. »

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    Le genre d’information qu’il n’est pas nécessaire de commenter.

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