• Concert Bach Strauss Kerschek Brahms à l’Opéra de Rouen

    Ce jeudi soir, à l’heure à laquelle se pose l’avion de celle repartie à New York pour deux mois, je suis en corbeille à l’Opéra de Rouen où c’est concert du festival Le temps des Cuivres. Frédéric Roels, maître de la maison, explique au micro que l’ordre inscrit sur le livret programme est dans le désordre.

    On commence par le Concerto pour trompette en ré majeur (d’après Vivaldi) de Johan Sebastian Bach. A la trompette, c’est le renommé Matthias Höfs. A la baguette, Roberto Fores Veses, lequel opère habituellement à la tête de l’Orchestre d’Auvergne. Applaudissements, le clavecin est évacué dans la coulisse côté cour.

    J’aime beaucoup moins le Concerto pour cor numéro deux en mi bémol majeur de Richard Strauss, œuvre de fin de vie, néo romantique. S’ajoute à mon déplaisir le jeu outré du corniste renommé Hervé Joulain. A l’issue, sa fausse modestie m’exaspère.

    Vient la création mondiale de Trumpet Dances, trois pièces signées Wolf Kerschek (The what was it, why it just came here Tango, The nobel but sad waltz, Balken children dance) qui me plaisent beaucoup. A la trompette, c’est toujours Matthias Höfs. Cette musique pimpante aux accents américains me fait songer à celle qui est là-bas. Wolf Kerschek, né en soixante-neuf, n’a pas l’honneur d’avoir son nom sur la couverture du livret programme. Il l’aurait mérité. A l’invitation du trompettiste, il saute sur scène tel un cabri, veste grenat, lunettes, longs cheveux frisés, et reçoit un bon paquet d’applaudissements.

    Pendant l’entracte, je me plonge dans le livret programme afin de savoir qui il est. Eh bien, pas un mot sur lui.

    A la reprise, c’est la Sérénade numéro un en ré majeur de Johannes Brahms, œuvre qui me réconcilie un peu avec ce compositeur.

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    Le cor, instrument ingrat, je m’attends toujours à voir surgir des coulisses un cerf suivi d’une meute de chiens et de chasseurs.

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    Quand en finira-t-on avec les simagrées lors des saluts, ces embrassades, ces après vous je vous en prie, votre talent est bien supérieur au mien mais bon si vous le dites, tenons-nous la main. Roberto Fores Veses en fait des tonnes dans ce domaine.

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