• Concert Barber McKinley Villa-Lobos Martinu à l’Opéra de Rouen

    Peu de monde ce samedi soir, m’apprend celui qui se restaure à l’Opéra de Rouen avant le concert de musique de chambre Les Amériques, son chapeau sur la table, et que j’accompagne d’un verre de merlot.

    Effectivement, c’est calme, pas d’autre problème à gérer pour les placeuses et placeurs qu’une dame ayant un billet pour une chaise alors qu’il n’y a pas de chaises. « Joséphine pour Cyrille » « Joséphine pour Cyrille » appelle au secours la placeuse concernée. Le responsable trouve facilement une solution et comme il reste de nombreuses places libres à la fermeture des portes j’en profite, quittant la corbeille pour aller m’installer au premier rang, tout près des interprètes dont je peux entendre la respiration.

    C’est d’abord le Quatuor à cordes de Samuel Barber, dont le bien connu second mouvement peut rendre triste qui ne l’est déjà, puis « en première française » le Quatuor à cordes numéro cinq du contemporain Elliott Miles McKinley, fils d’un compositeur de jazz et cela s’entend dans sa musique, laquelle à l’entracte est critiquée comme il était prévisible par deux vieilles abonnées.

    A la reprise, ce sont des extraits du Quatuor à cordes numéro un d’Heitor Villa-Lobos, l’homme aux plus de mille œuvres, et pour finir le Quintette à cordes pour deux violons, deux altos et violoncelle de Bohuslav Martinu, aux échos de Bohème natale, rapide, tonique, difficile à jouer j’imagine, mais composé « en une petite semaine », que je découvre et apprécie particulièrement.

    Les cinq musicien(ne)s de l’Opéra de Rouen (Pascale Thiébaux, Stéphanie Lalizet, Hervé Walczak, Patrick Dussart, Florent Audibert) sont fort applaudi(e)s et, après avoir fait semblant d’hésiter entre Martinu et Villa-Lobos pour le rappel, choisissent le plus à même de plaire à la grosse majorité d’un public qu’elles et eux connaissent bien.

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