• Concert Joad et Madness à l’Armada de Rouen

    Ce mercredi soir, un Teor Quatre de la ligne « Spéciale Armada » m’emmène jusqu’au Palais des Sports, dit Kindarena. À pied, je rejoins ma place préférée sur le terrain vague caillouteux et poussiéreux où se déroulent les concerts. Au programme : Madness, ça je connais. A ma droite se trouve une équipe de télévision dont la caméra n’est pas identifiable. Cependant, je reconnais parmi les trois personnes de l’équipe, l’une des jeunes femmes troncs des infos régionales de France Trois dont je découvre la partie inférieure.

    La caméra filme l’arrivée du public puis le trio disparaît. On attend Joad, un groupe local bien organisé pour sa promotion. Une armada de personnes d’âge mûr (leurs parents peut-être), portant ticheurte Joad, distribuent des flayeures à toutes celles et ceux qui arrivent.

    Quand ce Joad, composé d’un chanteur et de ses musiciens (dont des cuivres), monte sur scène, le public est encore peu nombreux. J’enfile mes bouchons d’oreille et écoute de quoi il s’agit. En résumé : ça débute comme du Jean-Louis Aubert et ça se termine comme du Jean-Jacques Goldman (entre les deux : une reprise de La Chanson de Jacky de Jacques Brel aussi plate que le pays belge).

    Le gros du public arrive pour la suite, surtout du monde qui était jeune en mil neuf cent soixante dix-neuf. Madness aujourd’hui, c’est de la musique à papa, mais de la bonne (Oui Oui Si Si Ja Ja Da Da). Les dix élégants Anglais commencent par One Step Beyond afin que nul n’en ignore et sûrement pour s’en débarrasser, puis ils enchaînent les morceaux cuivrés sous un ciel noir. Quelques spectateurs sont venus avec la panoplie : petits chapeaux marocains rouges marqués au nom du groupe ou ticheurte à la gloire du ska. Ce sont les plus enthousiastes, mais tout le monde est content, moi le premier, tout en me disant que j’aurais dû les voir en mil neuf cent quatre-vingt lors de leur concert rouennais au Studio Quarante-Quatre, le mercredi vingt-deux octobre, mais je n’étais pas dans le quartier.

    Je rentre par le quai, me réjouissant d’avoir emporté mon parapluie quand les gouttes se mettent à tomber dru.

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    Ce jeudi matin, j’apprends par Paris Normandie qu’un des musiciens de Madness a fait un malaise avant le concert, la faute aux embouteillages rouennais.

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    Parmi ceux qui profitent bien de l’Armada, les Témoins de Jéhovah. Postés à tous les carrefours, ils ne peuvent manquer d’agripper quelques-un(e)s des centaines de milliers de passant(e)s.

    De plus, ils ont maintenant pignon sur rue (comme on dit), s’étant établis dans un ancien commerce à côté de la librairie musicale Damamme, rue Grand-Pont.

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    Un commentaire, lu sur Effe Bé, qualifie les filles qui draguent les marins de pouffiasses. Il est évidemment signé d’un garçon qui n’a pas de pompon.

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