• Concert Schumann Adams à l’Opéra de Rouen (et celui de Maïa Vidal au Trianon Transatlantique de Sotteville-lès-Rouen sans moi)

    C’est vraiment l’hiver ce jeudi soir. J’arrive frigorifié à l’Opéra de Rouen où l’on donne concert sur le thème du printemps, me réchauffant en corbeille dès l’ouverture des portes. Sur le plateau, le nombre de pupitres témoigne de la perspective d’un bon gros concert sous la baguette de Jérémie Rhorer.

    Celui-ci semble encore plus juvénile depuis qu’il laisse un peu pousser ses cheveux. Il conduit la grosse machine pour l’Ouverture de Manfred de Robert Schumann, puis, et c’est beaucoup plus à mon goût, le Concerto pour violon du contemporain américain John Adams. Au violon, Jane Peters enchante, portant une robe qu’elle ne pourra certainement pas remettre ailleurs. La question de la robe doit être primordiale pour une soliste. Ne vais-je pas être ridicule, etc. Est-elle louée ? Achetée ? Qui paie ? Autant de questions que je me pose tout en jouissant du fluide concerto dont le dernier mouvement tire vers l’exotisme.

    Après l’entracte, c’est la Symphonie numéro un en si bémol dite Le Printemps de Schumann, quelque chose entre un gâteau bavarois et un roman du genre La Montagne magique de Thomas Mann, lourd et trop long. Même un jour d’hiver, j’ai une autre idée du printemps.

    *

    Entendre une chanson de Maïa Vidal via Internet m’a été suffisant pour avoir envie d’aller la voir en concert ce vendredi soir au Trianon Transatlantique à Sotteville-lès-Rouen. J’ai le billet, acheté depuis longtemps mais voici que la neige se met à tomber d’où le peu d’envie de prendre ma voiture, j’y vois déjà mal pour conduire la nuit par temps ordinaire, de plus elle est garée dans l’île Lacroix d’où il est difficile de sortir à cette heure depuis la destruction du pont Mathilde et enfin ces derniers temps sa batterie me joue des tours (l’autre dimanche, je n’ai pu aller déjeuner chez ma fille que parce qu’un habitant de l’île, costaud et serviable, l’a poussée pour qu’elle démarre), me reste la possibilité du métro, oui mais pour revenir c’est impossible si le concert dure un peu, le dernier est à vingt-deux heures quarante, faire le chemin de Sotteville à Rouen à pied dans la neige, je ne m’en sens pas la force, je reste donc à la maison.

    *

    Le fait que le métro et les principales lignes de bus ne circulent pas jusqu’à minuit prouve que j’habite une sotte ville.

    Partager via Gmail Yahoo!