• Concert Vivier Mozart Haydn à l’Opéra de Rouen

    Ce jeudi soir à l’Opéra de Rouen, j’ai un fauteuil centré en fond d’orchestre pour une soirée « Roulements de timbales » mais pas seulement. J’y subis la conversation de ma voisine de gauche avec celle située derrière moi. Il est question des soldes qui se poursuivent chez Grant et d’une jupe achetée à moins soixante-dix pour cent. Quand les musicien(ne)s entrent en scène, je fais taire ces deux assommantes d’un bruyant soupir qui me vaut des regards de haine. Frédéric Roels, Directeur et Gérant de chefs d’orchestre, annonce au micro l’absence d’une chanteuse et le changement de programme s’ensuivant.

    On commence donc par Zipangu de Claude Vivier, compositeur du vingtième siècle, trop tôt disparu (comme on dit), agréable découverte, puis Jenny Daviet (soprano), qui ne fait pas que jouer au hand, chante Mozart et bien, le regard espiègle, suscitant de forts applaudissements.

    A l’entracte, pour fuir mes voisines et surtout pour avoir constaté que le dos du chef allait me cacher le maître timbalier Philippe Bajard, je déménage, trouvant place à l’extrémité d’une rangée de corbeille. De là, j’ai bonne vue sur son ouverture en solo de la Symphonie numéro Cent Trois « Roulement de timbales » et la suite propice à montrer son talent de tambourineur et celui de chaque classe de musicien(ne)s ainsi que du maestro Federico Santi, menant tout ça à la baguette avec queue de pie et sans partition.

    « Un bien bon concert » dit-on autour de moi à la sortie et si je devais dire quelque chose à quelqu’un(e), je dirais pareillement.

    *

    Tant de morts à Kiev, qui voulaient vivre une vraie vie alors qu’ici beaucoup ne font rien d’autre de la leur que soldes ou saouleries.

    *

    Vu le voisin étudiant. Excuses plates. Le vomisseur était dans un état tel qu’on ne pouvait le mettre dans la rue. Cela ne se reproduira plus. Et cætera.

    Partager via Gmail Yahoo!