• Concert Waves (Pécou-Variances) au Conservatoire (pour l’Opéra de Rouen)

    A considérer la suite de draches tombées en fin d’après-midi, la dernière reçue sur le parapluie en chemin vers le Conservatoire où l’Opéra de Rouen trouve refuge ce mardi soir, le concert qu’y donnent Thierry Pécou et l’Ensemble Variances sur le thème de l’eau est d’ores et déjà un succès même si, pour l’instant, je suis le seul à attendre devant la porte vitrée.

    Une vieille femme arrive que retrouve l’une de ses connaissances du même âge. Il arrive de Paris et mauvaise nouvelle au courrier en rentrant : une amende de quatre-vingt-dix euros et un point de moins. C’est la première fois que ça lui arrive et il en est tourneboulé : cinquante-trois kilomètres-heure en vitesse corrigée au lieu des cinquante. La file s’allonge, les portes sont ouvertes, je prends place à mon habitude. Parmi les derniers arrivés, Hélios Azoulay, qui me demande si j écris ma chronique pendant les concerts.

    Cela commence par Aus den sieben Tagen de Karlheinz Stockhausen, une composition qui autorise la promenade de certain(e)s musicien(ne)s. Le pianiste Pécou, attaché à son instrument, enchaîne avec l’une de ses compositions, Soleil-Tigre, en compagnie du violoncelliste puis c’est une autre de ses musiques : Manoa (pour flûte basse, clarinette basse et violoncelle). Il joue ensuite, pour piano seul, Jeux d’eau de Maurice Ravel. Le meilleur est pour la fin, de George Crumb, Vox balaenae (pour trois joueurs masqués, pour flûte, violoncelle et piano amplifiés), une envoûtante composition qui suscite l’adhésion et l’applaudissement.

    C’est encore sous le parapluie que je rentre. Passant devant le Son du Cor, j’y vois ceux qui s’y trouvaient déjà à l’aller. Serrés sous l’auvent, un peu plus embièrés, ils se chamaillent pour savoir si c’est à l’Etat ou pas de s’occuper de ça.

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