• De la difficulté de lire en buvant un café au Son du Cor le dimanche midi

    Je sais bien comment c’est au Son du Cor le dimanche midi avec tous les retours de marché qui viennent breunecher en terrasse, mais là il fait trop beau pour rester enfermé alors j’y vais quand même, assez tranquille dans un premier temps pour commencer la version intégrale des Ecrits d’Etty Hillesum, publiée au Seuil (dont j’ai déjà lu autrefois la version incomplète). J’observe ces presque trentenaires pas encore appariés mais sur qui on pourra compter pour la reproduction de l’espèce. L’une a pris les devants. Elle présente son rejeton habillé d’une robe à coquelicots et d’un bob blanc. Le père de cette enfant n’est pas là, mais le père de la mère oui. Perdu parmi ces anciens étudiants en droit ou en commerce, il mange plus que nécessaire.

    A la table voisine de la mienne est un couple d’habitués venu boire une bière, lui auteur d’un roman policier local et lisant Paris Normandie. C’est de ce côté que va venir le problème. Peu à peu les rejoignent d’autres dont la conversation indigente me déconcentre. Quand le marin anglais encalminé à Rouen, faute de place sur la leur, pose son verre sur ma table, je sens qu’il est temps de partir.

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    L’autre jour, passant rue Grand-Pont je constate que c’est par erreur que j’ai logé les Témoins de Jéhovah dans l’ancien magasin Damamme. Ils sont dans la boutique d’à côté. Damamme vend toujours sa musique. Personne ne m’a signalé l’erreur. Il semble que je puisse écrire n’importe quoi sur Rouen.

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    Pourtant certains surveillent mes écritures. Ce dimanche après-midi, un nombre important de requêtes visait à savoir ce que j’ai écrit sur les bouquinistes et les brocanteurs du marché et spécialement sur deux d’entre eux.

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