• Des avantages et des inconvénients d’avoir le Tour de France à Rouen

    Ce mercredi matin, Rouen, à demi bloquée par la prochaine arrivée du Tour de France, présente l’aspect d’un dimanche ordinaire, celui d’une ville tranquille, quasiment pas de circulation automobile, assez peu de piétons. Seule différence, les magasins sont ouverts et j’en profite pour commander ma nouvelle paire de lunettes, tâche que je remettais chaque jour depuis septembre dernier, et pour me risquer aux soldes, d’où je reviens avec deux identiques chemises noires.

    L’après-midi, le même calme est à l'ordre du jour. Après mon habituel café verre d’eau lecture au Son du Cor, j’installe dans le jardin un plateau sur deux tréteaux et me lance dans le classement et le rangement des lettres de celle qui s’apprête à fêter le Quatre Juillet sur l’un des toits de New York. Vers dix-sept heures, l’arrivée du Tour se fait sentir par la rotation de deux hélicoptères qui me rappellent ceux qui survolaient les banlieues pendant les émeutes de deux mille cinq. Le calme revient, l’un des coureurs est forcément arrivé le premier dont on ne peut voir le nom dans le journal ce jeudi car la Cégété a bloqué la sortie de tous les quotidiens, pas de chance pour la notoriété de la ville.

    Un jeudi matin qui ressemble au jour de la veille, encore plus calme à l’heure où je vais à La Poste Principale, rue de la Jeanne. C’est l’une des rues qui doit être empruntée par la caravane publicitaire puis le peloton cycliste pour un tour de ville. La paix est néanmoins ponctuellement troublée par les haut-parleurs des camionnettes de L’Equipe qui incitent à l’achat d’un lot de magazines accompagné du badge officiel et pourquoi pas d’un parapluie jaune, cela sans le moindre succès.

    Vers midi, je me rends au Son du Cor et constate que peu de public est présent rue des Faulx à attendre les coureurs en regardant passer les publicités ambulantes. Ce Tour intéresse moins que je ne le pensais et n’a pas que des désavantages : jamais encore je n’avais connu en cette saison ma ruelle débarrassée des groupes de touristes encombrants et de leurs guides bruyants.

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    Rêvant de gagner de l’argent avec la venue du Tour de France, l’encadreur du bout de ma venelle a mis sous verre des photos tirées de vieux magazines consacrés au vélo et dans la rue l’une de ses employées chargée de les vendre (elle s’ennuie et il sera déçu).

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