• En lisant Souvenirs littéraires et quelques autres de Maurice Pons

    J’aurais aimé en savoir plus que ce que j’ai lu ailleurs sur les passages au Moulin d’Andé de François Truffaut (qui y tourna Les Mistons et une partie de Jules et Jim) et de Georges Perec (qui y travailla à La Disparition), ce Moulin d’Andé dont Maurice Pons est l’occupant quasi permanent depuis des décennies par le bon vouloir de celle qu’il appelle la meunière, Suzanne Lipinska, avec qui je l’ai longtemps pensé en couple (alors que ce n’est pas le cas) mais je n’apprends rien qui m’importe de la lecture faite au bord de la Seine à Paris de ses Souvenirs littéraires et quelques autres publiés aux Editions du Rocher. Le cinéaste et l’oulipien sont expédiés, l’auteur préférant s’épancher sur ses rencontres avec Simone Signoret à qui il fit écrire La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était.

    En épigraphe de ce livre de souvenirs, Maurice Pons n’hésite pas à citer le propos d’un des personnages de son roman Les Saisons : Je suis venu ici pour partager avec vous le pain des mots et le vin de la phrase. Rien n’est plus éloigné de moi que cette écriture lyrico-poétique, aussi quand j’ai eu, il y a fort longtemps, Les Saisons en main, l’ai-je abandonné au bout de quelques pages. De ses autres romans, je ne me suis pas approché.

    Rien ne me paraît plus flatteur que d’entendre louer mes ouvrages de jeunesse, rien ne me donne plus de satisfaction que de les voir un à un, année après année, réédités. écrit Maurice Pons qui ne doute pas de son talent et ne cesse de se faire des compliments, autre raison de mon déplaisir.

    *

    Du temps que j’habitais à Val-de-Reuil, faisant du stop à la sortie d’Andé, je vis arriver la petite voiture de Maurice Pons. Il ralentit, me jaugea, puis remit la gomme.

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