• En transport en commun jusqu’aux vide greniers du Grand-Quevilly et de Bihorel Hippodrome

    Après peu de sommeil, je suis debout dimanche matin, renonçant à utiliser ma voiture pour me rendre dans les vide greniers, craignant au retour de ne pas trouver place pour me garer. Rouen dispose de transports en commun que les politiciens encouragent à prendre (à défaut de le faire eux-mêmes). Oui, mais quand j’arrive à la station Palais de Justice, le prochain métro pour Le Grand-Quevilly est dans vingt minutes.

    C’est long vingt minutes quand il s’agit d’attendre dans cette froide station en compagnie de quelques imbibé(e)s n’ayant pas dormi de la nuit. Au retour, j’ai plus de chance, je n’attends que cinq minutes.

    Je vais ensuite place de l’Hôtel-de-Ville pour y prendre le bus Vingt qui doit m’emmener à l’Hippodrome des Trois Pipes à Bihorel. C’est encore pire : trente minutes d’attente.

    C’est long trente minutes quand il s’agit d’attendre seul sous un abri balayé par le vent glacé. Au retour, j’ai plus de chance, je n’attends que six minutes.

    De ces deux vide greniers, je n’ai rien rapporté.

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    Effet secondaire de l’Armada, la ruelle où j’habite est constamment obstruée par les groupes de touristes en visite guidée au point qu’il faudrait établir une priorité des troupeaux montants sur les troupeaux descendants. Pour l’occasion, on a ressorti certains guides des placards. Ils sentent la naphtaline et ne sont pas dépaysés : ils retrouvent tout pareil.

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    Le soir au lit tôt, snobant le concert de l’Armada : un mixage de faux Beatles avec l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, une proposition qui sent le naufrage sur les récifs du passé.

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