• Exposition des autoportraits photographiques de Roman Opalka au Centre Hospitalier Universitaire de Rouen (Charles-Nicolle)

    Bien longtemps que je ne suis allé à l’un des évènements culturels du Centre Hospitalier Universitaire de Rouen (Charles-Nicolle). Je ne m’approche pas facilement de ce lieu inquiétant. Ce en quoi j’ai peut-être tort, me dis-je mardi matin vers neuf heures, constatant le nombre important de jolies filles qu’y en prennent le chemin (infirmières, étudiantes en médecine, etc.). Une exposition Roman Opalka m’amène là, bien que je craigne qu’on n’y montre que ses autoportraits.

    Il en est effectivement ainsi. Un alignement de portraits photographiques prenant de l’âge fait le tour de la salle, témoignage d’une vie qui va vers sa fin, mais amputé de l’essentiel : les tableaux sur lesquels Opalka traçait la suite de nombres d’une écriture de plus en plus pâle (dont on peut voir certains au Centre Pompidou).

    Les photos, de même que l’énoncé à voix haute en polonais des nombres écrits, n’étaient d’adjuvants rituels scandant chaque étape de l’avancée numérotée vers la mort. Les isoler n’a aucun sens et nuit à la compréhension de la démarche de l’artiste. La plupart des visiteuses et visiteurs de cette exposition rouennaise n’en prennent sans doute pas conscience, ne sachant rien ou pas grand chose de Roman Opalka, mais il en est au moins un autre à ne pas trouver ça recevable. Sur le livre d’or ouvert à l’entrée, il pose la bonne question : « Mais où sont les peintures ? ».

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    Un dépliant de huit pages est à la disposition du public. C’est une resucée de la page Ouiquipédia de l’artiste sans que cette source ne soit citée.

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    A l’entrée du bâtiment où se tient ce moignon d’exposition, une inscription : « Espaces culturel et éthique ». Ethique et toc.

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