• Fin de semaine un peu en vrac

    Grantanfi, l’émission estudiantine de Martin Quenehen sur France Culture, évoque toute la semaine l’Ecole des Beaux-Arts de Rouen installée pour encore quelques mois dans l’aître Saint-Maclou, ancien cimetière pour pestiférés. Je l’écoute en direct ou via Internet selon les jours :

    Lundi, une étudiante et un étudiant de troisième année, elle déclarant que l’an prochain, ne voulant pas rejoindre les nouveaux locaux dans l’ancien collège des Hauts de Rouen, elle partira à l’étranger.

    Mardi, un prof de gravure, ancien élève de l’Ecole, montrant par-là que c’est l’un des rares débouchés des études d’art.

    Mercredi, Patrice Quéréel élucubrant sur Marcel Duchamp au Muséum d’Histoire Naturelle et au square Verdrel, ce qui n’a rien à voir avec le sujet.

    Jeudi, deux étudiantes de deuxième année, l’une qualifiant la question de savoir ce qu’on devient en sortant de cette Ecole de sujet tabou.

    Vendredi, encore un ancien élève, celui-ci devenu gribouilleur de murs, le Musée des Beaux-Arts l’ayant invité à dessiner à la craie sur le tableau de médiation de l’exposition Les Trésors de l’ombre, il en est tout content.

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    Au marché de la brocante et des livres, place Saint-Marc, fouillant dans un amas de livres, ce vendredi matin, je trouve le testament d’un nommé Mariole, du Havre, mort en mil neuf cent trente-neuf. Il lègue tout à ses sœurs. Ce que j’aimerais bien savoir : s’il est mort en le faisant.

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    Ce samedi matin, revenant du même marché, une nouvelle fois bredouille, j’ai l’œil attiré par un marque-page sur le pavé au bout de ma venelle à hauteur du portrait au pochoir de Lou Reed que Citeos n’a pas encore recouvert de peinture. Je le ramasse. Il vient de loin, offert par The Sexuality Library – Good Vibrations (Valencia Street à San Francisco et San Pablo Avenue à Berkeley), seven days a week, illustré d’un dessin sage montrant une jeune femme jouissant de sa lecture.

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    Sur France Culture, ce samedi, l’invité de Concordance des temps est Antoine Prost, vieil historien spécialiste des questions d'éducation, lequel, à plusieurs reprises, évoque la scolarité obligatoire.

    Antoine, il est temps que tu le saches : l’école n’est pas obligatoire, seule l’instruction l’est, qui peut être donnée à la maison par la famille ou un précepteur.

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    Je passe vendre quelques livres à la bouquinerie Le Rêve de l’Escalier et trouve là, outre le maître des lieux, l’homme au chapeau qui feuillette un album de Flash Gordon.

    -Je l’ai connu autrefois, leur dis-je, quand il s’appelait Guy l’Eclair.

    Tous deux se récrient, il ne s’agit pas du même homme.

    Le maître des lieux vérifie quand même sur Internet et il s’avère que j’ai raison. Plutôt que manger son chapeau, son complice en erreur, moque mon grand âge qui me permet d’être si savant.

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