• For The Hackers et Older aux Terrasses du Jeudi rouennaises

    Une chaleur qui n’est pas pour me plaire me conduit à rester à l’ombre de la halle, place Saint-Marc, ce jeudi soir, pour voir et écouter For The Hackers, groupe de quatre jeunes garçons qui font dans l’« indie rock », est-il écrit sur le programme des Terrasses du Jeudi. Ça s’écoute, bien que je ne comprenne pas davantage les paroles lorsque c’est chanté en français que lorsque c’est de l’anglais. J’entends quand même « décibel » rimer avec « si belle ». Ce qui me gave, c’est la façon dont le lideur (habillé comme s’il revenait de l’Armada, chorte long et maillot à rayures) s’adresse au public clairsemé : « On tape dans les mains ce soir Rouen, on va se dépouiller, je veux voir tout le monde taper dans ses mains ». Nul ne bouge. A ma droite, le Gonzo Cleube de la radio des Hauts de Rouen s’évertue à faire davantage de bruit que la musique, notamment quand il s’agit de commenter la performance d’un duo de fous, l’un n’est pas jeune, se lançant dans une compétition de vélos sur socles, une animation de l’association de promotion du vélocipède Guidoline. Je reste jusqu’au bout puis me dirige vers le Son du Cor, rue Eau-de-Robec.

    Je trouve place debout à l’ombre, sur le seuil de l’autre semaine, face au trio de trentenaires Older. Dès le premier morceau, on sent que c’est du sérieux, du bon rock comme il y a cinquante ans, avec un chanteur qui ne tente pas de manipuler le public. Quand il s’adresse à lui, c’est pour dire : « On n’est pas dangereux, vous pouvez vous approchez, allez j’offre un bière au premier qui bouge ». Ça marche. Le lideur de For The Hackers fait partie de ce public et j’espère qu’il en prend de la graine (comme on dit).

    Avant de retourner place Saint-Marc pour la suite, notamment La Maison Tellier, groupe vu il y a longtemps au Trianon Transatlantique, que je n’avais pas aimé et donc envie de me donner une deuxième chance des années après, je repasse par chez moi et va savoir pourquoi, manque de courage ou pas envie au fond, je ne ressors pas.

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    Discours récurent au Son du Cor en début d’après-midi à propos du soleil radieux chauffant l’endroit : « On peut pas se plaindre. »

    Eh bien si, je me plains, je déteste cette température élevée et peste d’entendre dire qu’il fait beau alors qu’il fait chaud.

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