• Histoire plaisante mettant en scène un ancien Député de Seine-Maritime et un artiste incompris

    Du temps qu’il était Député de la Seine-Maritime, Laurent Fabius avait droit à sa petite cagnotte, dite réserve parlementaire, avec laquelle il pouvait faire des cadeaux dans sa circonscription ou ailleurs.

    Son ailleurs se situant en Ariège, où il a résidence secondaire à Carla-Bayle (un nom qui doit être cher à son cœur), il offrit à ce village, avec son argent public, pour près de vingt mille euros, la sculpture d’un taureau en bronze signé Volti, que l’on peut voir exposée en plein air.

    Un dimanche de décembre deux mille treize, Claudius de Cap Blanc, artiste local, trouvant que c’est là de l’argent gaspillé, offre aux villageois sa propre installation, laquelle est pourvue de cornes de taureaux sur lesquelles s’asseoir et d’anus artificiels pour citoyens sodomisés.

    Le lendemain lundi, le Maire socialiste demande à un employé municipal de transporter tout ça à la Gendarmerie du Fossat.

    Trois jours plus tard, Claudius y est convoqué et en ressort libre mais craignant le pire pour son œuvre, ainsi qu’il l’écrit sur son blog L’Affabuloscope :

    « Selon ce qui m'a été dit, c'est sur décision du procureur que soit elle me sera rendue, soit elle sera détruite, "à coup de hache" a ajouté un gendarme. Ce serait une première. Depuis des décennies: on ne détruit plus les œuvres d'artistes en Europe, même si elles font scandale. Ça n'arrive encore qu'en Russie ou en Chine et dans quelques autres pays du même acabit. Mais peut-être notre petite terre ariégeoise va-t-elle se mettre au diapason de ces pays.... »

    Le treize janvier deux mille quatorze, sans nouvelles, il interroge le Procureur de la République du Tribunal de Foix duquel il reçoit une lettre le cinq février :

    « En réponse à votre courrier cité en objet, je vous indique que la procédure pénale établie à la suite de l’établissement de panneaux attentatoires à la dignité de dépositaires de l’autorité publique a été classée sans suite, aucune plainte n’ayant été déposée par les personnes visées.

    Bien que cette procédure ne fasse pas état du devenir des objets utilisés pour commettre l’infraction, un contact téléphonique avec l’unité de gendarmerie m’indique qu’ils ont été déposés à la déchetterie de la communauté de communes. »

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