• Journal du voyage en Amérique du Nord (20) : mardi vingt-huit août deux mille douze, New York City (Bryant Park, NY Public Library, Saks, Saint Patrick’s Cathedral, Waldorf Astoria)

    Grosse pluie au réveil mais qui ne va pas durer. Je classe les photos d’hier puis quand ça s’arrange prends le bus M3 qui m’emmène à Central Park où la pluie s’évapore. Je m’y balade un peu puis grimpe dans le M2 qui me descend dans le Manhattan des affaires et des boutiques chères. L’effervescence est de mise sur la chaussée et les trottoirs. Je déjeune au John’s Cafe d’un burger Deluxe suivi d’un café puis je fais des photos des beaux et hauts bâtiments, parmi lesquels le Chrysler Building.

    Mes pérégrinations m’emmènent à l’angle de la Cinquième Avenue et de West 42th Street, à Bryant Park où sont en nombre des tables et des chaises à disposition. Certains y boivent ou lisent sur des tablettes ou bien consultent leur ordinateur. On y apporte aussi son manger et j’y prends des notes.

    Reposé, j’entre dans la New York Public Library, bâtiment de style Art Nouveau datant de mil neuf cent deux, abritant quatre millions cinq cent mille livres. Je visite, notamment la splendide salle de lecture grande comme un terrain de foot et haute de cinq étages. Il y a, là aussi, celles et ceux qui dorment au lieu d’étudier. Une garde à la sortie s’assure que je n’ai pas fauché de livres.

    Ensuite, je fais une nouvelle balade autour du Chrysler Building. J’entre chez Saks, magasin de luxe où de vieilles femmes voilées à pétrodollars sniffent les parfums de Dior et de Lanvin. Un liftier me conduit à l’étage des chaussures. Des riches oisives y cherchent la paire. Je profite des restrooms assez minables puis redescends par l’escalator.

    Sorti de ce triste lieu, j’entre dans la Cathédrale Saint Patrick, échafaudée dehors et dedans, sans grand intérêt hormis les rangées de bancs en bois bien solides, puis pénètre dans l’hôtel Waldorf Astoria où l’on s’ennuie en buvant chèrement au rez-de-chaussée art déco. J’entre dans un ascenseur, appuie au hasard sur un numéro de chambre et me retrouve dans un couloir luxueux mais sans vue sur l’extérieur. J’y croise des résidents polis. Je redescends à l’aveuglette par un autre ascenseur, arrive au troisième niveau et termine par un escalier de service miteux dans lequel je côtoie l’un du staff qui ne me demande rien. Je sors de là au plus vite sans regarder les photos des célébrités ayant dormi dans le palace.

    Le soir, à Convent Avenue, après la dînette Martini, légumes crus trempés dans petite sauce, j’écris mes cartes postales pendant qu’elle tente de faire des crêpes pour sa party d’adieu.

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    Dans la vitrine de Saks, une œuvre de Yayoi Kusama à la gloire de Louis Vuitton. La dame a beau vivre dans un hôpital psychiatrique, elle n’en a pas moins le sens des affaires.

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    Près de la NY Public Library, un volubile juif hassidim, comme on en voit partout en ville, baskets aux pieds, téléphone à l’oreille.

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    Autres caractéristiques new-yorkaises : les promeneuses et promeneurs de chiens de toutes marques sans jamais se mélanger les laisses, les béquilles prenant appui sous le bras, les auvents déroulés et enroulés à la manivelle.

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     Où que l’on soit des pauvres qui s’activent à récolter dans les poubelles les bouteilles en plastique qu’ils mettent dans d’énormes sacs transportés ensuite je ne sais où, souvent à vélo (une fois une Chinoise à rollers).

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