• Journal du voyage en Amérique du Nord (36) : jeudi treize septembre deux mille douze, Indianapolis, Indiana (Kurt Vonnegut Memorial, Bourbon Street Distillery, Indiana Central Canal)

    Notre deuxième nuit à Indianapolis est perturbée, d’abord pour elle victime de nausées, puis pour moi victime de maux de ventre et de tête, une sorte d’intoxication alimentaire due à la salade de fruits et compliquée par le vermouth. Après la douche et le petit-déjeuner (succinct pour moi), nous nous recouchons et dormons plus ou moins jusqu’à 11 a.m.

    Un peu remis, on se balade dans une rue du quartier faisant angle droit avec la partie de Washington Street où nous résidons. Elle est très policée, comme l’indique une pancarte  « Crime Watch, Good Neighbors Make Great Neighborhoods »

    Je photographie le jardin d’une maison où trônent deux Napoléon en tenue séparés par un mât en haut duquel flotte un drapeau du pays, après en avoir prudemment demandé la permission à l’occupante. Un autre drapeau est planté sur la pelouse d’un voisin qui fait de la publicité pour le Vote Pro-Life. Nous atteignons une avenue parallèle à notre rue de départ. Elle mène donc aussi Downtown. Un bus 10 nous y conduit.

    Nous descendons près d’un parc, pas loin du Kurt Vonnegut Memorial, petit musée consacré à l’écrivain né à Indy. J’en fus un lecteur assidu lorsque j’étais jeune. Nous le visitons, découvrant ses lunettes, sa machine à écrire, sa bibliothèque.

    En face se trouve un restaurant à terrasses dont l’une à l’étage : le Bourbon Street Distillery. Comme nous ne sommes plus malades, nous décidons d’y déjeuner. Une gentille serveuse nous installe à la terrasse de l’étage. L’établissement vendant des alcools forts, elle vérifie que celle que j’accompagne a plus de vingt et un ans, ce qui la réjouit. Elle choisit une énorme Chicken Salad and Fruits Platters. Pour moi, ce sera un Grilled Pork Burger (la spécialité de l’Indiana) avec des French Fries et du Coke à volonté. On passe là un bon moment.

    Le thé et le café bus, nous allons nous asseoir au bord de l’Indiana Central Canal dans sa partie encore inexplorée. Cependant qu’elle dessine, je prépare un texte pour mon Journal abandonné depuis plus d’un mois afin d’être exempté de la publicité punissant qui reste trop longtemps sans écrire.

    Nous marchons ensuite jusqu’au bout de ce canal tracé au tire-ligne et y découvrons naviguant deux gondoles vénitiennes. Indy est un bon exemple de la disneylandisation du monde.

    Le bus qui nous ramène à la maison est bondé. L’atmosphère est y survoltée. On s’y invective, on y crie. Rien de grave, nous dit l’un des voyageurs, c’est juste qu’il y a trop de monde. Chad est toujours absent en journée, ce qui nous laisse la liberté d’utiliser la table de sa cuisine pour y poser l’ordinateur ou le papier et y boire son thé. On ne touche pas à ses pots de vitamines.

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    La lecture du moment de notre hôte : Gluten-Free Cooking for Dummies, ouvrage non encore traduit en français pour les Nuls.

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