• Journal du voyage en Amérique du Nord (42) : mercredi dix-neuf septembre deux mille douze, Chicago, Illinois (Damen, Ronny’s Steak House, Chicago River, Navy Pier)

    Bien qu’il fasse un peu froid au réveil, nous prenons le petit-déjeuner au balcon. Nous attrapons ensuite un bus 4 jusqu’à Jackson dans l’idée de rejoindre la Blue Line, juste à côté sur le plan.

    Loopé, on se plante bien, cela parce que la station est enterrée et que nous passons devant sans la voir. Pour ne pas revenir sur nos pas, nous prenons la Pink jusqu’à Clinton puis la Green dans l’autre sens et rattrapons ainsi la Blue.

    Elle nous conduit à Damen. Vu d’en haut, ça a l’air animé mais d’en bas nenni. On marche quand même un certain temps avant de décider de reprendre le métro jusqu’à Logan Square. Un fois là, nous découvrons un paysage déprimant, plein de boutiques de pauvres dans des rues désertes et sales, comme une image du désert mexicain, il ne manque qu’un ou deux cactus et un squelette de tête de bœuf.

    On retourne à Damen voir s’il n’y a pas où manger. Nous tentons un premier restaurant dont l’intérieur est trop laid, un deuxième qui est hors de prix. On continue, continue, continue sur Milwaukee Avenue sans rien trouver. Epuisés, nous retournons Downtown après avoir attendu le métro vingt bonnes minutes. On descend à Clark & Lake où hopefully se trouve devant nous Ronny’s Steak House.

    Celle que j’accompagne choisit une big Chicken Caesar Salad et j’opte pour un Daily Special comprenant deux côtes de porc panées, une énorme boule de purée et une assiette de salade. La clientèle se compose essentiellement de gros blacks dont une qui remercie bruyamment le Seigneur pour la purée qu’elle s’apprête à engloutir. Après le repas, nous nous dirigeons vers la Chicago River et prenons un thé et un café chez Dick’s Last Resort dont la terrasse d’étage domine la rivière. Le serveur est sympa, la décoration surabondante (dont un grand portrait d’Elvis Presley) mais il est interdit de danser sur le garde-corps et de balancer des trucs dans l’eau.

    Nous reprenons la promenade avec pour but le Lake. Marchant sur Illinois Street, nous passons sous une autoroute et voyons que c’est plus loin qu’estimé so it sucks nous prenons le bus 66 jusqu’à Navy Pier. Là, nous découvrons que c’est le lieu d’implantation du parc forain que nous apercevions de loin et l’embarcadère de tous les bateaux touristiques. Nous tournons le dos à la foule des familles, trouvant de l’autre côté de la presqu’île un banc au soleil. Nous poussons ensuite jusqu’à la pointe. Elle est balayée par un vent froid qui ne donne pas envie de rester. Nous rejoignons Michigan Avenue par le bus 124, où l’on fait des courses chez Walgreens. Un bus 3 puis un 4 nous ramènent à notre appartement haut perché.

    Thé, café, checking de l’étape suivante qui se fera en avion, on finit le merlot glacé avec des chips et du concombre tandis que le vent souffle à fond. La nuit venue, un bruit bizarre lié à la tempête, venant d’un balcon voisin ou du toit, perturbe mon sommeil.

    *

    Dans le couloir du vingtième étage, le chauffage a remplacé du jour au lendemain la climatisation. Il y fait désormais aussi chaud qu’il y faisait frais. C’est-à-dire trop.

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    Oublié d’évoquer pour la journée d’hier, notre jeu de cache-cache, à Grant Park le long de Michigan Avenue, dans l’Agora de Magdalena Abakanowicz, installation monumentale de cent six marcheurs sans têtes en fonte, chacun mesurant environ neuf pieds et ayant par sa texture, une personnalité différente. Ces marcheurs ont été créés dans une fonderie industrielle près de Poznan avant d’être transportés aux Etats-Unis et installés à Chicago en octobre/novembre deux mille six.

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