• Khoom par la Compagnie Mossoux-Bonté à l’Opéra de Rouen et trois vide greniers (Reuilly, Normanville, Hondouville)

    Un poil de soleil ce mardi après-midi me donne envie de lire en terrasse, mais Le Son du Cor fermé, Le Chien qui Fume fermé, le Café Perdu fermé. Les bistrotiers font le pont (comme on dit au mois de mai). Je me rabats sur celle du triste Globe, rue d’Amiens, où le café frôle le prix parisien, et y commence la lecture de l’épais livre de Laurence Sterne, La Vie et les opinions de Tristram Shandy, dans la traduction intégrale de Guy Jouvet aux Editions Tristram (livre acheté au Rêve de l’Escalier, il y a un certain temps).

    Le soir venu, je suis à l’Opéra dont la salle est loin d’être pleine pour de la danse : Khoom par la Compagnie Mossoux-Bonté, sur une musique de Giacinto Scelsi jouée sur scène par l’Ensemble Musiques Nouvelles. C’est belge, de Wallonie. Les trois danseuses sont davantage des acrobates, ventralement suspendues à une corde. Il s’ensuit des rotations et des translations, sans surprises, un peu hypnotiques. La soprano Elise Gabele se charge de me maintenir éveillé.. Le soleil se couche quand je rentre. Il rosit la Cathédrale enfin débarrassée de ses échafaudages.

    C’est une demi-lune qui occupe le ciel lorsque tôt ce mercredi premier mai, je prends la route de l’Eure en direction d’Evreux. Trois vide greniers sont à mon programme : Reuilly (où je reste peu), Normanville (que je parcours deux ou trois fois) et Hondouville (le plus vaste). J’achète dans ce dernier le coffret Georges Brassens, concerts de 1959 à 1976, sous blister, comprenant six cédés et un livret, au tiers de son prix.

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    Claude Guéant, pas seulement un redoutable chasseur d’enfants, mais un exceptionnel marchand d’art, apprend-on ce mardi. Vendre deux tableaux d’un obscur peintre flamand (dont il ne se souvient pas du nom) pour cinq cent mille euros, quel homme.

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    Thomas Fabius, lui, achète un appartement de sept millions d’euros alors qu’il ne paie pas d’impôt sur le revenu, étant au chômage. Explications le soir à la maison quand Laurent rentre du Ministère :

    -Thomas, viens me voir. Dis-moi, tu n’aurais pas pris un peu d’argent dans le porte-monnaie de Papa ?

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