• J’appelle l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres à Mont-Saint-Aignan pour avoir des renseignements sur la conférence chantée avec les Glaneuses, lundi prochain, dans le cadre du festival Chant d’Elles.

    -Mais vous êtes à l’hihuheffème, me répond le responsable de l’action culturelle.

    -Justement, vous organisez une conférence chantée lundi prochain, j’aimerais en savoir plus.

    Il n’est au courant de rien, cherche dans ses papiers, finit par trouver mais ne peut rien me dire de précis.

    Comme dit l’un des professeurs de cet hihuheffème, dans les bureaux on ne peut rien leur demander, ils sont tous chargés de mission.

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  • A Paris, des trop pauvres s’invitent lors des visites des appartements qu’ils ne pourront pas habiter pour cause de loyers exorbitants. Ils y font la fête gratuitement, vins mousseux et confettis. Parmi eux certains de ceux qui dans les rues dégonflent les pneus des katkates, ces véhicules ridicules que prisent ceux qui doutent de leur virilité. De biens saines occupations qui ne lèsent que les riches.

    Une suggestion pour animer ces petites fêtes. Y diffuser la chanson du Père Duchesne: « Si tu veux être heureux, nom de dieu, pends ton propriétaire…» On y dit aussi de jolies choses sur le bon dieu, dans cette chansonnette. On en trouve une bonne version sur le disque des situationnistes Pour en finir avec le travail.

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  • La ministre des Armées entendue pendant onze ou douze heures par les juges comme témoin dans une affaire pas très claire, ça ne lui a pas semblé long du tout, elle n’a pas vu le temps passer. C’est fou comme tu trouves les juges distrayants quand tu passes ta vie avec les militaires.

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  • Concert au Théâtre des Arts avec l’orchestre de l’Opéra de Rouen dirigé par Reinbert De Leeuw. Au programme: Octandre d’Edgar Varèse, Concerto en et Danses concertantes d’Igor Stravinsky, Concerto pour violoncelle de Paul Hindemith et Le Bœuf sur le toit de Darius Milhaud. Cela bavarde dans les rangs en attendant les musiciens. Le meilleur moment pour aller en Corrèze ? La première semaine de novembre. Il y fait un temps magnifffiiiique.

    Retour à la nuit par la cathédrale. Le parvis encombré par les cabanes des futurs marchands de Noëlleries. Un yaourt explosé sur les pavés, ça ressemble à du sperme d’éléphant, dans lequel pas mal ont marché.

    Devant chemine un homme solitaire, le programme du concert à la main, il chante Darius Milhaud, rue Saint-Romain. C’est comme ça parfois, tu vas au concert et tu reviens avec un bœuf sur la langue et du sperme d’éléphant sous la chaussure.

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  • Onze novembre deux mille six, jour anniversaire de la fin de la Grande Boucherie, je sors du bois. Désormais libéré du joug du travail et libre d'apparaître pour ce que je suis sans craindre de fâcheuses retombées professionnelles.

    Croisé ce matin, devant le Gaumont République, une belle bande de militaires marchant au pas. Je n’étais pas dans mon lit douillet. Je revenais d’une vente de charité. Rive gauche. Tous ces pauvres fouillant dans des tas de vêtements usagés. Pas un politicien debout pour voir ça.

    L’après-midi à la recherche d’un bar. Café de l'Epoque fermé. Ne fais qu‘entrer et sortir du Café Parisien défiguré par un immense écran plat diffusant du tennis. Arrive à l’Echiquier où des branlotins lycéens richement vêtus, fils de bourges et de bourgesses, planchent sur l’exploitation des fillettes asiatiques dans le textile à l’aide de photocopies de Libération. Près d‘eux, des branlotines mangent des bonbons colorés. Elles semblent toutes être allées chez le même coiffeur pour le onze novembre.

    De retour, Frédéric Mitterrand (neveu du Mythe Errant) parlote avec Robert Guédiguian (cinéaste) sur France Culture : « Ariane et moi qui vous disent… ». Qui vous disons, si tu veux bien, Frédéric.

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