• Les Liaisons dangereuses par le Ballet de Hanovre à l’Opéra de Rouen

    Vendredi soir, je peux à nouveau traverser en diagonale le parvis de la Cathédrale débarrassé de son marché de Noël. Rouen Givrée, c’est terminé. En revanche, l’animation Rouen Bloquée semble reprendre de plus belle. Rue Grand-Pont, ce ne sont que feux rouges de voitures arrêtées. À certaines heures, il devient impossible de quitter la ville, de même d’y entrer pour qui n’y vit pas.

    Que va-t-il rester de la délicieuse perversité des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos dans l’adaptation dansée par le Ballet de Hanovre, c’est la question que je me pose en arrivant à l’Opéra de Rouen.

    Pas grand-chose, me dis-je à l’issue de ce ballet néo-classique où rien n’est à mon goût hormis les petits seins de l'une des danseuses, mais si j’en juge par le volume des applaudissements du nombreux public, je dois être le seul à ne pas apprécier. À ma droite, le Nouveau Parti Anticapitaliste applaudit comme un dément en criant « Bravo ». Que cent ans après la création du Sacre du printemps cette danse bourgeoise plaise à ce révolutionnaire ne m’étonne pas.

    Encouragé(e)s par l’ovation, les interprètes ne cessent de revenir saluer de façon putassière. Ces sourires forcés, ces courbettes maniérées, finissent par m’exaspérer.

    *

    Entendu ce samedi matin sur France Cul dans la bouche d’un des responsables : « Marseille Capitale Européenne de la Culture c’est déjà un succès avant même d’avoir commencé ».

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