• O Mensch ! de Pascal Dusapin à l’Opéra de Rouen (Automne en Normandie)

    Dimanche après-midi, je suis assis en quatrième rangée à l’Opéra de Rouen pour l’opéra O Mensch ! de Pascal Dusapin que propose Automne en Normandie. La salle n’est qu’à demi occupée.

    Sur scène sont la pianiste Vanessa Wagner et le baryton Georg Nigl pour lequel Dusapin a mis en musique des poèmes de Friedrich Nietzsche. Cela va de O Mensch ! Gib acht ! (O Homme ! Prends garde !) à Still ! (Silence !). Georg Nigl double son talent de chanteur d’un talent de comédien (il fut acteur au Burgtheater de Vienne). La mise en lumière de Sébastien Michaud est minimaliste. C’est austère et beau. Je ne regrette qu’une chose : de ne pouvoir lire les surtitres en français (les écrans trop hauts semblent faits pour qui est en corbeille, dont le staff de la Maison).

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    Un chanteur seul sur scène avec une musicienne, pourquoi appeler ça un opéra ? me dis-je sur le chemin qui me ramène chez moi. Le dictionnaire me donne la réponse : « Opéra : œuvre dramatique mise en musique et dont les paroles sont chantées ».

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    Vendredi dernier, profitant de la fascination des médias pour la querelle des deux héritiers de ce fat sot de Sarkozy, ce falot de Hollande demande à Valls de faire cogner sur les occupant(e)s du terrain retenu pour la construction de l’inutile Ayraultport à Notre-Dame-des-Landes. Résultat : le lendemain, trois mille cinq cents manifestant(e)s (eux traités au canon à eau) défilent dans les rues de Nantes en criant « Ayrault salaud, Valls facho ». J’aurais aimé en être.

    Ce Valls déclarant : « Il est hors de question de laisser un kyste s'organiser », alors qu’il est lui-même Tumeur de l’Intérieur.

    Les Socialistes sont assurés de ne plus jamais avoir ma voix dans l’urne (déjà avec la chasse aux Roms et la multiplication des reconduites à la frontière de Sans Papiers, c’était foutu pour eux).

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