• Oissel pour un vide grenier, deux visites de Musées et la pluie sans arrêt

    Avant que n’arrive celle qui vient de Paris ce samedi matin, je suis à Oissel sous le soleil. Près du Super U, sur des terrains fraîchement tondus, se tient un vide grenier assez fourni. J’y trouve notamment trois cédés de Souchon que je lui offre un peu plus tard. Les nuages arrivent mais pas menaçants. Ils ne nous empêchent pas de déjeuner au jardin.

    En fin d’après-midi, nous visitons l’exposition Nelli Palomäki à la galerie du Pôle Image cinq minutes avant sa fermeture définitive puis, passant par la rue Beauvoisine, réalisons que c’est le début de la Nuit des Musées et entrons au Muséum d’Histoire Naturelle. Transformé pour l’occasion en Centre de Loisirs, il organise une chasse au trésor et un atelier de maquillage, d’où la présence de tas de moutard(e)s. C’est la première fois, l’un comme l’autre, que nous en faisons le tour (à peine y ai-je autrefois posé le pied pour une séance de photo organisée par une qui désormais me déteste et que je méprise). Je crois me souvenir que ce lieu a été restauré, pourtant quelle vétusté. Les bestioles empaillées ont perdu leurs couleurs et sont couvertes de poussière. Je m’attarde devant l’une des vitrines consacrées aux animaux des marais, grèves et étangs et note certains noms d’oiseaux qui sont autant d’insultes pour Capitaine Haddock : bécasseau variable, bargette cendrée, chevalier aboyeur, maubèche des champs, bécasseau minute, vanneau sociable. Une maman (comme on dit) rassure son mouflet devant la vitrine du tigre :

    -N’aie pas peur, il y a une vitre.

    -Et en plus, il est mort, leur dis-je.

    Elle me jette un regard sans équivoque. Il est temps de redescendre. Je propose à celle qui m’accompagne d’aller voir le Musée de la Ferronnerie. Nous sommes si peu familiers des lieux qui nous entrons par erreur dans l’église Saint-Godard voisine où c’est messe. Rétablissant la situation, nous pénétrons dans l’ancienne église Saint-Laurent et parcourons rapidement les deux étages. Je constate une nouvelle fois que tout ce qui est technique ne m’intéresse pas. Avant de rentrer à la maison, nous prenons un kir au Bar des Fleurs et il commence à pleuvoir.

    La pluie ne cesse du dimanche, à peine passons-nous au marché pour acheter un couscous et boire une boisson chaude au café Le Clos Saint-Marc. Je profite ensuite de ce coucouningue obligé pour lui lire le début du Dictionnaire des injures québécoises trouvé l’autre semaine au vide grenier de Bonsecours. Son fou rire inextinguible est déclenché par une injure qui n’a pourtant l’air de rien : « Va péter dans les fleurs ».

    *

    De mon côté, j’ai un faible pour « Sais-tu que ton nom est dans le Dictionnaire des Erreurs ? »

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    Un qui aura son nom dans l’édition deux mille quatorze de ce dictionnaire, c’est Jean-Michel Bérégovoy, nommé chef de file des écolos pour les prochaines municipales rouennaises. Quand Paris Normandie lui demande son objectif, il répond : « Prendre la Mairie », ce qui se passe de commentaires.

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