• Passant d’une année à l’autre avec celle venue de Paris

    Deux mille quatorze, une année qui a l’avantage de ne rimer à rien et dont il convient de fêter l’arrivée en cette nuit du trente et un décembre, ce pourquoi arrive de Paris ce mardi vers seize heures celle qui vient de déménager et va repartir pour plus d’un mois à New York City.

    Elle a envie de voir l’exposition Wilder Mann de Charles Fréger mais la galerie du Pôle Image est fermée bien qu’il y ait quelqu’un à l’intérieur et l’abbatiale Saint-Ouen également bien que la médiatrice (comme on dit) l’autre jour m’ait affirmé que ce serait ouvert. En conséquence, nous allons prendre une boisson chaude au café Le Clos Saint-Marc. Il y règne une ambiance pesante due à une clientèle que l’on verrait bien voter pour la fille Le Pen. Heureusement, ces suspects quittent les lieux et sont remplacés par des consommateurs plus conformes à ceux que l’on y côtoie habituellement le dimanche matin.

    De retour à la maison, nous réveillonnons joyeusement et à minuit sommes sous le gui à nous embrasser. En fond sonore nous parviennent quelques claquesons et les cris en musique d’une jeunesse bien décidée à faire la fête toute la nuit.

    Mercredi, avant qu’il ne pleuve, nous nous baladons sur les quais de la Seine. Devant chez France Bleu, un clochard lève sa bouteille à notre passage « La santé !, nous crie-t-il, moi je suis encore à l’alcool ! » Aux premières gouttes, nous rentrons par l’intérieur de la ville.

    Je lui lis la fin du récit de l’adolescence de mon grand-père Jules puis celui de sa guerre de Quatorze. Au milieu de l’après-midi, nous déjeunons de bonne façon. En dessert, c’est une galette des rois.

    Eh oui, bien que pestant chaque année contre l’habitude qu’ont maintenant les boulangers de la proposer avant l’heure, je me suis accordé une dérogation, seule opportunité pour elle cette année d’être reine et de me choisir comme roi.

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