• Présentation de la Saison Treize/Quatorze à l’Opéra de Rouen puis Son et Lumière de la Cathédrale

    Ce mardi soir, je suis de retour en corbeille à l’Opéra de Rouen pour la présentation de la Saison Treize/Quatorze. Quelques places restent inoccupées, dont celle d’une dame ayant eu un avécé, ce qu’évoque l’une de ses amies en ces termes : « Ç’aurait pu être pire, elle aurait pu rester paralysée ou complètement idiote. »

    Le nouveau programme de l’Opéra de Rouen fleure bon l’impression récente. Je le feuillette jusqu’à ce que s’obscurcisse la salle et qu’au piano Laura Fromentin et associé jouent à quatre mains deux Danses hongroises de Johannes Brahms puis apparaissent le Maître des Lieux et le Maire de la Ville.

    Ce dernier prend la parole brièvement, juste le temps d’évoquer un Opéra « outil d’excellence » (comme j’aurais pu le parier) et de se faire applaudir en confirmant le remplacement des fauteuils pendant l’été.

    Frédéric Roels dévide ensuite la liste des opéras, concerts et ballets, s’interrompant parfois pour laisser place à d’autres Danses hongroises et à des extraits de spectacles futurs chantés par les deux filles de la Compagnie, Tatyana Ilyin et Jenny Daviet (dont je regrette les cheveux blonds des mois passés). Les deux garçons leur ont faussé compagnie, s’éclipsant avant la fin de leurs deux ans ; ils seront remplacés.

    Frédéric Roels interviouve aussi Vincent Dumestre, qui sera toujours là avec son Poème Harmonique, et le second violon du Quatuor Ysaÿe, dont les membres, avant de se séparer définitivement quelques jours plus tard à la Cité de la Musique après trente ans de coexistence, joueront ici en trois jours l’intégrale des Quatuors de Beethoven.

    Cela se termine par la danse avec des extraits filmés. Je suis heureux de ne pas voir revenir Ballet de Genève et Ballet de Monte-Carlo. Europa Danse ne passera pas par là non plus. Quelques chorégraphies semblent prometteuses.

    Ensuite, c’est la distribution du champagne et des petits fours de chez Bonnaire Traiteur par le jeune personnel de l’Opéra (point de serveurs professionnels, on économise). Cela se passe dans une atmosphère de jungle comme d’habitude, du moins le temps du salé. Quand arrive le sucré, il n’y a plus assez de bouches pour tout manger. Je croise les demoiselles de Compagnie mais n’ose leur demander ce qu’elles ont fait aux garçons pour qu’ils préfèrent partir.

    Un peu avant vingt-trois heures, je sors par la porte latérale devant laquelle est garé le camion Bonnaire dans lequel le personnel de l’Opéra remet les plateaux vides et arrive sur le parvis de la Cathédrale juste à temps pour assister au nouveau Son et Lumière en deux parties (évocation de l’Impressionnisme, évocation de la vie de Jeanne d’Arc). C’est joli à voir.

    *

    Pas un touriste pour se plaindre de l’Espace Monet Cathédrale. Ils ne le remarquent même pas, alors qu’ils poussaient des cris devant le Palais des Congrès. Un bâtiment quelconque contre lequel on a tort de s’exciter, ai-je écrit lors de son inauguration. La suite m’a donné raison.

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