• Rencontre avec Olivier Mellano au Rêve de l’Escalier, bouquinerie rouennaise

    J’ai déjà dû voir et entendre Olivier Mellano lors des concerts de Dominique A et de Miossec mais, ai-je appris, il fait bien d’autres choses et comme le voici ce mardi soir invité par la bouquinerie rouennaise Le Rêve de l’Escalier, j’en suis (parmi pas tant de monde que je l’imaginais).

    Le maître des lieux présente le guitariste vêtu de noir et l’invite à improviser, ce qu’il fait avec son instrument et ses machines à boucles, générant une musique qu’on aurait jadis qualifiée de planante.

    S’ensuit la lecture (non exempte de trébuchage) de textes d’Olivier Mellano tirés de La Funghimiracolette et autres trésors de l'équilibre (Mf Éditions) par Dorothée Piatek, auteure de livres pour la jeunesse, des textes oniriques qui me laissent donc un peu froid. Leur auteur se recommande de Daumal, Michaux, Hardellet et Roussel, écrivains que je lisais autrefois (ou tentais de lire). Le vieil homme ici présent, à qui l’on a délégué la tâche de poser des questions intelligentes et de faire des réparties fines, commente cette littérature : « Vous êtes plutôt dans la sculpture que dans la peinture » « C’est de la ciselure sans maniérisme ».

    C’est le retour à la musique avec une nouvelle improvisation. A l’issue, une spectatrice déclare qu’elle aurait besoin de ça tous les soirs. Une autre lui répond qu’effectivement c’est une véritable musicothérapie. Il est des compliments qui sont une méchante critique.

    Avant de rentrer, je bois un verre de vin blanc offert par la maison, qui me ferait presque trouver bon celui des vernissages de l’Ecole des Beaux-Arts.

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