• Rouen le dimanche, passé présent futur

    L’un de mes amis du réseau social Effe Bé me fait découvrir Au clocher de Rouen, chanson méconnue d’Hugues Aufray :

                Au clocher de Rouen/ Tout endimanché/ Dix heures ont sonné/ La messe est terminée/ On s’est salués/ Et l’on rentre à pied/ Les petits marchent devant/ Dans leurs beaux manteaux/ Les parents vont en passant/ Choisir le gâteau.

                Au clocher de Rouen/ Tout endimanché/ Trois heures ont sonné/ Les soldats, trois par trois/ En traînant le pas/ Vont au cinéma/ Les enfants vont promener/ Et voir les bateaux/ Les jeunes s’en vont danser/ Sur leurs beaux vélos.

                Au clocher de Rouen/ Tout endimanché/ Cinq heures ont sonné/ Les cousins sont partis/ Le soleil aussi/ Il fait déjà nuit/ Ce fut une belle journée/ Il a fait très beau/ Et l’on va pour le souper/ Finir le gâteau.

    Cette chansonnette date de mil neuf cent soixante-huit. On pourrait croire qu’Hugues Aufray vivait ici tellement c’était ça. C’était ça et c’est toujours ça, moins les bals et les soldats.

    Du moins en ce premier dimanche de janvier m’est-il possible de lire tranquillement au Bar des Fleurs.

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    Voilà-t-y pas que Le Journal du Dimanche sur la foi d’un sondage prévoit la victoire de la Droite aux prochaines municipales rouennaises.

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    « C’est le premier à arriver en retard » (une fille parlant de son frère).

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    Une tête à manger des nouilles en boite en buvant un monaco.

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    De celle qui est passée des Amiraux à la plus courte avenue de la capitale : « Le déballage est fini et puis après avec le temps morose je n'ai pas fait grand chose que d'assortir mes idées au ciel. »

    C’était également dimanche à Paris.

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    Maintenant, elle est dans le ventre d’un avion pour New York où il fait si froid.

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