• Rouen (Saint-Julien), Saint-Aubin Celloville, Les Damps, Léry, quatre vide greniers pour un dimanche, suivis d’une mauvaise surprise

    On a le cœur gai dans les rues de Rouen à l’heure où je les emprunte ce dimanche afin de rejoindre ma voiture qui me mènera dans les vide greniers. N’y errent que des fêtard(e)s alcoolisé(e)s (pléonasme), dont deux filles avec leurs chaussures à la main et un garçon qui les a aux pieds. Ce sont les poètes du petit matin. « Une petite branlette / Avec des chouquettes / Et une cigarette / C’est chouette » chantent-ils en chœur.

    Le premier est à Rouen, rive gauche, quartier de Saint-Julien, trop étendu pour que je puisse le parcourir trois fois. J’en repars bredouille.

    Les suivants sont ruraux, Saint-Aubin Celloville et Les Damps, et minuscules. J’en repars également bredouille.

    Le dernier est dans la banlieue de Val-de-Reuil, à Léry où c’est la fête au village avec manèges assourdissants. J’y trouve Ellis Island, le petit ouvrage de Georges Perec publié chez P.O.L.

    Il me reste à parcourir quarante kilomètres pour rejoindre l’endroit où je suis invité à déjeuner. Arrivé sur place, je constate qu’il n’y a personne, pense que l’on m’a oublié et refais la route dans l’autre sens.

    Le soir venu, un téléphonage m’apprend qu’il s’est agi d’un fâcheux malentendu.

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