• Soirée de clôture de l’Agora du Cinéma Coréen (Couleur de peau : Miel et repas du pays)

    Ce mardi soir, c’est la clôture de la septième édition du l’Agora du Cinéma Coréen (dont le thème est « Fantasmes et réalités ») et me voici donc à l’Omnia pour la dernière fois, dans la très grande salle Un largement occupée. S’y mêlent celles et ceux venus de je ne sais où grâce à un carton d’invitation établi par je ne sais qui et, très minoritairement, les fidèles de ce festival.

    -Alors vous y êtes allés, vous, voir des films ?  demande l’une de la rangée de devant à sa voisine.

    -Bah non, je m’occupe de mon exposition à la Chapelle du Carmel.

    Derrière, ce n’est pas mieux :

    -Qu’est-ce qui se passe dans ce festival coréen ?

    -Oh bah, c’est un truc d’étudiants.

    L’Ambassadeur de Corée (en France depuis deux mois) se réjouit de voir autant de monde intéressé par le cinéma de son pays. Personne n’est là pour représenter la Mairie de Rouen. Les duettistes de l’Omnia, Jean-Marc et Hervé, font leur numéro. Quelques lycéennes de Saint-Saëns en costume traditionnel saluent bien bas. A la fin tout le monde a été remercié, sauf Miss Beaumont sans qui pourtant.

    Place est donnée au cinéma avec la projection de Couleur de peau : Miel, film de Laurent Boileau et Jung, d’après le roman graphique de ce dernier, présent dans la salle, dont c’est l’histoire d’enfant coréen adopté par des Belges, un sujet qui me touche donc personnellement et qui est vraiment bien traité, mêlant dessin animé, documents historiques, films de famille, images du retour en Corée et de Jung dessinant.

    La suite se passe à la Halle aux Toiles où Jung dédicace son livre. Assis seul au bout d’une longue table à la nappe en papier rouge, buvant un verre de vin blanc offert par la Mairie de Rouen, j’attends, tout comme plein d’autres, pensant que le repas n’est pas prêt. Ce n’est pas ça. Le responsable de cette longue attente se dénonce au micro. C’est le Président de l’Université de Rouen, retenu par une réunion. Malgré le larsen, il nous délivre son indispensable message.

    La cuisine est végétarienne et épicée. Je l’accompagne de vin municipal. Mes voisins les plus proches parlent de Rouen du temps des après-midi classiques au Cirque d’Hiver avant la construction du Théâtre des Arts il y a cinquante ans. Dans ces circonstances, je ne peux qu’être seul, me dis-je, acceptant un chouia de soju et d’un autre alcool de couleur blanche dont je ne retiens pas le nom quand un étudiant coréanisant passe par là avec une bouteille.

    *

    Des mois après le nommage du Palais des Sports de Rouen par la firme Ferrero avec l’assentiment des socialistes locaux, d’aucuns en sont encore à broder sur le sujet. Je me demande pendant combien d’années les mêmes vont disserter ou délirer sur la fermeture du Pont Mathilde.

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