• Un dimanche matin parisien à courir les vide greniers et à en revenir déçu

    Ce dimanche, levé tôt, je sors de terre Gare de l’Est, rejoins à pied le canal Saint Martin où est annoncé un vide grenier quai de Jemmapes et rue de la Grange-aux-Belles et découvre qu’il n’en est rien, personne d’autre qu’un balayeur. Je me rabats sur celui de Belleville, rues de Tourtille et voisines, là je ne trouve que peu d’exposants et la plupart sont des miséreux chinois vendant ce qu’ils ont trouvé dans les poubelles (les organisateurs disposent de l’ancien local de campagne de Cécile Duflot devenue Ministre du Logement et demande douze euros du mètre à celles et ceux qui veulent vendre, avec pour minimum deux mètres). En désespoir, je poursuis jusqu’à la Porte de Saint-Ouen où, place Navier, je découvre un vide grenier correct mais petit sans rien que j’aie envie d’acheter. Plus qu’à rentrer à pied, rue Belliard, rue du Poteau, rue Ordener, et à déjeuner d’un couscous devenu trop habituel au Va et Vient du Nord avant de me replier aux Amiraux jusqu’à ce qu’il soit l’heure de rentrer à Rouen.

    *

    Sur les murs de la capitale est écrit un peu partout à la bombe de peinture un insupportable « Regarde le ciel » qui donne envie de boucler les artistes dans leurs ateliers.

    *

    Spectacle inhabituel en rentrant à la maison : l’étudiant d’en face en plein nettoyage de carreaux, une tâche qu’il ne consent à accomplir qu’au moment de rendre sa chambre, pour l’état des lieux, après avoir passé une année entière derrière des vitres sales.

    Partager via Gmail Yahoo!