• Un samedi à Vincennes

    Après furetage dans les librairies du Quartier Latin, je suis ce samedi à onze heures place Sainte-Opportune où j’ai rendez-vous avec celle qui sort d’une rude semaine de travail et de la bouche du métro. Nous mettons le cap sur Vincennes par la Une.

    Arrivés dans cette ville qui sent la province, nous parlons un moment sur un banc devant le Château puis allons déjeuner chez K’Soya, restaurant coréen de la rue Robert-Giraudineau. On y mange bien, menu à quatorze euros, soupe, entrée, plat, dessert, vin rosé au pichet un peu cher, servis par une jeune femme mi-discrète mi-distante (en cuisine, ce ne sont pas gens du pays).

    Son intention était de me faire découvrir le Parc Floral qu’elle fréquentait autrefois, élève de l’Ecole Boulle, mais durant les vacances d’été le voilà payant et nous choisissons de ne pas, trouvant refuge sur la pelouse ombragée près du Château où nul uniforme ne viendra nous déranger.

    Au milieu de l’après-midi, comme elle n’est pas au mieux de sa forme, elle décide de rentrer aux Amiraux et je prends le chemin qui mène chez Book-Off, près de l’Opéra. J’y trouve pour un euro le récit de David Dufresne Tarnac, Magasin Général (Calmann-Lévy).

    Le train de dix-neuf heures vingt pour lequel j’ai un billet n’existant pas, c’est par celui de dix-huit heures dix que je rejoins Rouen.

    *

    Dans le métro parisien, une jolie jeune femme à lunettes lisant la revue Ethnologie française, numéro consacré aux Sexualités négociées, précisément un article intitulé Quand une femme aime plusieurs hommes, le dire ou le taire?

    *

    Oubliée dans le train, la vieille petite bouteille en plastique épais, avec dedans son eau à boire, qui en avait fait des kilomètres avec moi depuis le jour de son achat à Tarascon une année de vacances en solitaire, la faute à un mouflet braillard qui me fit changer de voiture en la laissant sur place.

    Partager via Gmail Yahoo!