• Une journée dans la campagne normande

    Ce onze novembre, invité chez ma fille pour le déjeuner, me voici sur les routes de Seine-Maritime et de l’Eure quittant, après Evreux, la quatre voies pour une route forestière sérieusement cabossée. Il a plu, il pleut et il pleuvra. Partout d’immenses flaques, à l’entrée des chemins et sur les bas-côtés, ce qui n’empêche pas certains d’y avoir garé leur voiture afin de faire une promenade dans les bois.

    Comment font-ils pour ne pas être aussi déprimés que moi dans ce genre d’endroit ? Plus les années passent et moins je me sens bien en milieu rural, au point de me demander comment j’ai fait pour y vivre autrefois. J’étais jeune, c’est la seule explication. Plus je prends de l’âge, plus j’ai besoin de la ville, là où l’automne et l’hiver sont moins visibles.

    Je me gare dans une flaque au bord de l’Iton et passe une après-midi familiale, rentrant avant la nuit pour cause de mauvaise vue, bien content de retrouver Rouen.

    *

    Une femme au Socrate à propos d’un polar : « Moi ce que j’ai bien aimé, c’est qu’au bout de cinq pages, t’as déjà plein de morts. »

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    Une autre à propos d’un homme d’affaires et de sa secrétaire : « Il est un peu raide avec elle. ».

    Ce qui arrive lorsqu’on travaille avec une fille bandante, me dis-je.

    Laissant errer mon esprit, j’aboutis à ceci : A défaut de lever le petit doigt pour elle, il leva autre chose qui lui fit davantage plaisir.

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