• Vernissage aux Beaux-Arts de Rouen et Ateliers ouverts aux Beaux-Arts de Paris, puis expositions Matta et Wesselmann

    De plus en plus l’art tel qu’on l’enseigne dans les écoles faites pour ça m’ennuie, pourtant je fais encore l’effort d’aller y voir.

    Ce jeudi soir, je suis au vernissage de l’Ecole des Beaux-Arts de Rouen, deux artistes y monter des vidéos bien trop cérébrales pour que j’y trouve intérêt. Le bruit de scie circulaire qui accompagne la première est d’ailleurs une invitation à ne pas s’attarder. Je bois un verre de vin de Touraine très moyen en mangeant trois chips et je rentre.

    Ce vendredi vers treize heures, j’arrive à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, ce sont les journées Ateliers ouverts (un évènement France Culture). J’entre partout où c’est possible, dans des salles démesurées parfois encombrées de sculptures des siècles passées en plus ou moins bon état. Aucune des œuvres présentées par les élèves ne retient mon attention. Tout est dans l’air du temps. Je trouve de plus cette école effroyablement triste et je vais voir ailleurs.

    Ailleurs n’est pas loin et me sourit. J’ai du plaisir à visiter l’exposition Roberto Matta à la galerie Patrice Trigano, rue des Beaux-Arts, bien que les toiles montrées ne soient pas les meilleures de l’artiste, et surtout l’exposition Tom Wesselmann à la galerie Lansberg, rue de Seine, là ce sont de très belles œuvres qui sont présentées sur deux étages : tableaux objets, huiles sur toile, maquettes et dessins, parfois venus de New York, ce qui me fait songer à celle dont j’occupe la chambre pour le ouiquennede.

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    Rouen, aveuglement politicien : dans un communiqué, la Sénatrice sarkoziste Catherine Morin-Desailly « présidente du groupe France-Egypte du Sénat, adresse ses félicitations à M. Mohammed Morsi, nouveau président de la République arabe d’Egypte. » Les femmes égyptiennes peuvent lui dire merci.

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    Instantané rouennais : un joueur de cor de l’Opéra de Rouen prend un verre au Son du Cor.

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    Paris, humour beauzarteux : des carottes sculptées comme des troncs d’arbre accompagnent un « bonne retraite Giuseppe ». Tiens, Penone s’en va.

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    Instantané parisien : de fausses muettes roumaines s’enfuient à toutes jambes poursuivies par des policiers à roulettes.

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