• Vernissage de l’exposition David Morganti et concert Glinka Mozart Fauré Brahms à l’Opéra de Rouen

    Ce lundi, c’est dès dix-huit heures que j’entre à l’Opéra de Rouen où en avant concert est vernie l’exposition de photos des musicien(ne)s et artistes lyriques de David Morganti. Celles-ci sont un peu partout. Aux murs du foyer, on trouve des portraits plein cadre en couleurs de chanteuses ultra maquillées et celle du maestro en noir et blanc. Dans les coursives, de chaque côté du vestiaire, sur les murs des nouveaux salons Figaro et Carmen, ce sont celles des musicien(ne)s en groupes et en couleurs ou bien seul(e)s faisant le fou ou la folle avec leur instrument en noir et blanc. J’aime assez ces dernières.

    Une sono est installée et des politiciens arrivent, parmi lesquels Nicolas Mayer-Rossignol, le nouveau Président de la Région, qui se met à serrer toutes les mains. Je ne peux malheureusement pas y échapper.

    Quand ce bébé Fabius prend la parole, il montre qu’il possède son texte mais pas encore la manière de faire croire qu’il y croit. David Morganti lui succède pour dire qu’il aime bien faire ce qu’il veut, ici en l’occurrence bousculer un peu les musicien(ne)s en leur imposant des poses inhabituelles. Un verre est offert. J’opte pour le vin blanc et grignote quelques chips en attendant la suite, le concert de musique de chambre intitulé Sérénades.

    Il fait bizarrement frais dans la salle et devant moi chez les abonné(e)s de première catégorie ayant une place à l’année on s’en plaint, surtout qu’on a passé la Toussaint dans des contrées du Sud.

    Cette soirée est réservée aux instruments à vent avec l’Ouverture de Ruslan et Ludmila de Mikhaïl Glinka puis la Sérénade pour vents en si bémol majeur de Wolfgang Amadeus Mozart. A l’entracte, chacun se plaint à nouveau du froid qui règne dans la salle, on n’a jamais vu ça. A la reprise, c’est la Nocturne numéro un en mi bémol mineur de Gabriel Fauré puis les Variations sur un thème de Haydn de Johannes Brahms.

    Après les chaleureux applaudissements, le bassoniste Batiste Arcaix annonce en bonus pour terminer cette douce soirée une transcription d’Erotic de Grieg

    -Transcription ou transgression ? s’interroge un voisin de devant

    La question ne se pose pas, nos musicien(ne)s sont sages. Ce n’est pas demain que David Morganti les convaincra de poser nu(e)s.

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    Autre exposition en lien avec l’Opéra de Rouen : Pleins feux sur les métiers de l’ombre : les métiers du spectacle au féminin, photos de Pierre Olingue, à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (anciennement Institut Universitaire de Formation des Maîtres) à Mont-Saint-Aignan. Le vernissage est ce jeudi soir et je ne pourrai y être car c’est un soir de spectacle à l’Opéra de Rouen. Sur le carton d’invitation : deux photos de costumières l’aiguille à la main, de quoi plaire aux féministes.

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