• Vernissage de l’exposition Le moindre geste (deux) à l’Ecole Supérieure d’Art et Design Le Havre Rouen

    Du soleil pour ce jeudi, il brille fort malgré un vent frais, un peu avant midi, lorsque je traverse la rue de la République et la manifestation des fonctionnaires qui la remonte, sono assourdissante et slogans usés. Par la rue Damiette, je rejoins le Son du Cor où l’on s’affaire à installer tables et chaises en terrasse.

    A la meilleure place ensoleillée, je termine la lecture du Journal 1920 d’Isaac Babel puis rejoins l’Ubi avec mon ordinateur sur lequel je tape le récit que fit mon grand-père Jules de sa guerre de Quatorze.

    A dix-sept heures trente, je suis à l’Ecole Supérieure d’Art et Design Le Havre Rouen, que la plupart continuent d’appeler Ecole des Beaux-Arts, pour le vernissage de l’exposition Le moindre geste (deux) et commence par aller chercher un verre au bar installé en extérieur. Connaissant le vin du lieu, j’opte pour le cidre.

    -Pas de jus d’orange aujourd’hui, me dit l’un des présents, récemment fâché par mes écritures.

    -Ce cidre me permettra de voir clair, lui dis-je.

    Je lui demande s’il m’en veut toujours autant. Non, ça va, me répond-il.

    Je vais boire ce cidre dans un triangle de soleil.  Des beauzarteuses et beauzarteux sont occupés avec des professeurs à une performance « en mémoire de la présence de l’Ecole à l’Aître Saint-Maclou, un espace à la charge historique et émotionnelle très puissante ». En effet, l’an prochain c’est le collège Giraudoux à la Grand Mare et, nous sommes, est-il aussi écrit, à la « dernière exposition programmée par l’équipe enseignante de l’Esadhar dans les grandes galeries », mais l’information m’est démentie par un bien renseigné. D’autres expos auront lieu ici au début de la prochaine année scolaire, on n’est pas prêt là-haut.

    J’apprends aussi que désormais c’est le directeur du Havre qui est aussi directeur à Rouen, et qu’en conséquence François Lasgi est redevenu professeur. Pour ce qui est du vernissage cela ne change rien, il est aussi morne que les précédents. Un conseiller municipal d’opposition erre un peu, puis se rabat sur son téléphone. Je fais le tour des deux grandes salles où sont montrées des œuvres d’habitude, faites par des profs au bénéfice des élèves qui feront plus tard les mêmes.

    *

    C’est est fini de l’ex librairie Magne autrefois rue de l’Hôpital devenue boutique de photos vintage (comme on dit) rue Eau-de-Robec, pas pour longtemps.

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