• Vernissage de l’exposition Rêver Rouen à l’abbatiale Saint-Ouen

    Prenant comme point de départ les dessins réalisés par l’architecte Jules Adeline au tournant du vingtième siècle, la municipalité rouennaise a demandé à des artistes de Rêver Rouen. Ce jeudi soir, c’est vernissage. J’en suis, dans la froide abbatiale Saint-Ouen.

    Il y a là Député, Archevêque, Bouffon, Maire, Artistes Municipaux, Adjointe à la Culture, Adjoint au Patrimoine, Commerçants, s’entresaluant.

    Je fais le tour des dessins de Jules Adeline dont j’ignorais jusqu’à l’existence, n’étant pas du pays, des images d’un Rouen utopique désormais au passé, qui me retiennent davantage que les œuvres contemporaines, dont je snobe les vidéos projetées dans des cubes en bois fermés par un rideau noir, qu’un distrait pourrait prendre pour des confessionnaux d’un nouveau genre et qui servent au cache-cache des enfants turbulents.

    Robert, Maire, fait le discours qu’on attend de lui et puis on boit un verre. Comment font toutes ces personnes pour ne s’intéresser qu’à Rouen, pour être toujours le nez sur le guidon, c’est ce que je me demande.

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    Parmi les projets de Jules Adeline, l’érection d’une gigantesque statue de la Jeanne au sommet de la côte Sainte-Catherine, heureusement restée sans suite, cela aurait considérablement gêné l’installation des éoliennes.

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    Rouen, ville sur la pente descendante où il ne reste plus que ses yeux pour rêver : pas les moyens d’avoir une Médiathèque, plus question de construire un Centre Dramatique Régional, oublié le nouvel Opéra, abandonnée la liaison avec Paris par Tégévé, incertaine la nouvelle Gare Rive Gauche et même plus d’actualité la nouvelle Prison.

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